Plusieurs Organisations de la société civile africaines, en soutien à la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général des Nations Unies, se sont réunis le 14 août 2026 à Cotonou. C’est à travers la conférence de mobilisation et d’accompagnement qu’elles ont fait entendre la voix de l’Afrique autour de ladite candidature.
« Pour un leadership africain au service de la paix, du multilatéralisme et de la communauté internationale », tel est l’intitulé de la conférence de mobilisation au des OSC africaines autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général des Nations Unies. Cyrille Nguiegang Tchassep, Président des Osc africaines au cours de la conférence a déclaré : « Lorsqu’une personnalité est proposée à une fonction aussi élevée, la question essentielle est de savoir ce qu’elle peut apporter à la communauté internationale. Son expérience, sa vision, sa capacité de dialogue, son aptitude à rassembler, mais aussi les résultats obtenus dans l’exercice de ses responsabilités antérieures ».
Pour les OSC africaines, le parcours de Macky Sall présente plusieurs dimensions qui nourrissent la réflexion sur sa candidature. Une expérience de chef d’Etat, une expérience de transformation économique et sociale, une expérience de leadership continental et une expérience de représentation de l’Afrique dans les grandes instances internationales. Son passage à la présidence de l’Union africaine lui a notamment permis de porter des dossiers qui dépassent les frontières du Sénégal. (Sécurité alimentaire, financement du développement, réforme de la gouvernance mondiale, représentation de l’Afrique au G20, paix et sécurité, conséquences de la guerre en Ukraine et coopération internationale). Pour elles, de telles expériences fournissent des éléments objectifs permettant de nourrir le débat sur la pertinence de sa candidature.
L’Afrique porteuse d’une vision
L’Afrique peut apporter au monde son expérience de la diversité, du dialogue entre cultures, de la recherche de compromis et de la coexistence entre communautés. L’expérience acquise dans la conduite des affaires publiques, dans les relations internationales et dans les mécanismes de coopération régionale et internationale peut constituer un élément du débat sur le type de leadership dont les Nations Unies ont besoin dans le contexte international actuel. « Notre démarche en tant qu’acteurs de la société civile, consiste surtout à ouvrir le débat, sensibiliser, échanger et faire connaître les enjeux liés à la représentation africaine au sein des grandes institutions internationales. L’Afrique a toute sa place dans la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus solidaire ».
Les OSC africaines souhaitent promouvoir un leadership de responsabilité, de dialogue, au service de la paix, du multilatéralisme et de la communauté internationale. « En souhaitant la participation accrue de l’Afrique aux responsabilités internationales, nous ne défendons pas seulement une ambition continentale, mais contribuons à faire vivre l’idée d’un multilatéralisme véritablement universel, dans lequel chaque continent peut apporter son expérience, sa vision et sa contribution à la paix de l’humanité », a affirmé encore Cyrille Nguiegang Tchassep.
Le nouveau Secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies (ONU), qui succédera à António Guterres, le 1er janvier 2027, sera officiellement nommé par la 81ème Assemblée générale des Nations-Unies qui ouvre ses travaux le 8 septembre 2026, au siège de l’Organisation, à New-York. En prélude à cette désignation, un premier vote indicatif, ou « straw poll », s’est tenu le 30 juillet 2026. D’autres consultations suivront avant le choix définitif du Conseil de sécurité.
Marie-Louise Félicité BIDIAS

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